chirurgie de l'endométriose

Chirurgie de l’endométriose : mon expérience !

Ça fait un sacré long moment que je ne suis pas venue écrire ici. Et pour cause, je viens tout juste d’être opérée et j’avais besoin de temps. De beaucoup de temps pour faire le grand saut, et m’en remettre. Mais comme je note (avec grand bonheur) que vous êtes de plus en plus nombreux à venir me rendre visite par ici, je me suis dit que partager mon retour avec vous pourrait certainement être utile. Aujourd’hui on parle donc chirurgie de l’endométriose, de mon expérience et de mes ressentis.

Pourquoi avoir finalement accepté la chirurgie de l’endométriose ?

En souffrance depuis quelques années, mon endométriose a finalement été diagnostiquée en août 2017. Une forme assez rare avec des lésions importantes au niveau du psoas, et du diaphragme. Après 4 mois d’errance médicale à en passer par tous les scénarios (lymphome, et j’en passe), le diagnostic d’endométriose me soulage. Au moins je ne risque pas d’y laisser ma vie. En septembre, lorsque je rencontre mon chirurgien pour la première fois et au vu de l’étendue de ma lésion principale, il me suggère vivement l’intervention chirurgicale. Idée que je rejette en bloc très rapidement. On ne touche pas. Puis il me dit que les choses vont évoluer très vite et que je finirai par la réclamer, cette intervention. Je suis alors dans le déni total, simplement parce que 20 jours par mois je ne me sens pas malade.

Puis…

Les mois passent, et la maladie évolue incroyablement rapidement. À une vitesse que je n’aurai jamais pu imaginer. Comme pour un cancer lorsqu’on annonce que « ça va aller très vite ». Enfin, j’imagine. En 5 mois je passe d’une jeune femme dynamique et très sportive à une loque humaine. Le médecin a écrit invalide, pour moi ça revient au même.

De crises de nerfs en crises de larmes, de codéine en morphine, je me retrouve littéralement prisonnière d’un corps que je ne reconnais plus. Il avait pourtant prévenu. Les douleurs s’étendent en surface et dans le temps, ne me laissant presque plus de répit et me condamnant à la douleur 7j/7. Dormir sur le ventre, courir, sauter de joie, je n’ai plus aucune idée de ce que ça fait. La lésion qui se trouve sur mon muscle dans l’aine me fait affreusement souffrir, dictant mes journées et pourrissant mon existence. Éternuer est devenu mon pire cauchemar, j’ai peur que mon muscle ne se déchire. Pourtant, je suis plutôt du genre tolérante à la douleur, battante quoi.

 

Opération, projet bébé et temps qui file dangereusement

J’ai une chance immense, j’ai le luxe de travailler chez moi. Personne n’a besoin de savoir dans quel état je me retrouve parfois, shootée et alitée pour pouvoir tout juste supporter ce que me fait vivre mon propre corps. Dans le même temps, le projet bébé devient obsédant. On essaye, mais rien ne se passe. En même temps je vois mal comment il pourrait s’accrocher dans un corps aussi pourri le pauvre petit. Je suis incapable. Incapable, de recevoir un enfant. Indigne.

En février 2018, je n’en peux plus. Des essais qui ne donnent rien, et de mon intégrité physique qui n’est plus. Je m’en vais supplier le chirurgien de me retirer les morceaux de chair qui me font tant souffrir. Moi qui ne voulais pas y toucher de peur d’aggraver, tout a changé. Cette fois-ci je m’en tape, retirez tout et même plus s’il le faut. Pourvu que ça cesse. L’opération est prévue pour dans 15 jours, le compte à rebours est lancé. Étrangement, j’ai hâte.

 

Chirurgie de l’endométriose : Jour J !

Arrivée la veille et après 2 douches à la Bétadine, je suis enfin prête. Bon, j’en mène pas large mais vite qu’on en finisse ! L’intervention est prévue à 11h, elle devrait durer un peu plus d’une heure et être pratiquée par voie directe. La lésion est profonde et la cicatrice va être importante, mais je m’y suis préparée. Pour le moment, on laisse les lésions situées près du coeur tranquilles et ça me rassure.

Il est déjà midi et personne n’est venu me chercher. Suite à une urgence, l’intervention est reportée à 14h. On me donne des calmants histoire de faire passer le temps un peu plus décemment. Problème, ça ne me fait même plus rien. Finalement, je descends au bloc à 15h. Le plus dur jusqu’ici ? Ne pas pouvoir boire d’eau pendant près de 20h, un vrai défi pour mon organisme déjà fragilisé. Jusqu’ici tout va bien. On en arrive au moment tant attendu…

 

chirurgie de l'endométriose

 

Que les festivités commencent.

J’ai deux angoisses : la pose de l’intraveineuse et l’extubation. Oui, c’est comme ça. On choisit pas toujours ses points de fixation. Pour la première, ça n’a pas loupé j’en ai encore la main bleu/vert. Pour la deuxième, les médecins acceptent finalement de ne pas m’intuber. Ouf ! Puis, une fois sur la table d’opération, la chirurgie de l’endométriose va commencer et tout va très vite. Je me souviens qu’il y avait au moins 10 personnes autour de moi. Qu’on parlait yoga, et de toutes ces séances de sport que j’allais pouvoir faire à ma sortie de l’hôpital. Et puis on a parlé plage aussi, et c’est au moment où on a commencé à parler de yoga sur la plage que ma conscience m’a brusquement quitté. Plus de son, plus d’image.

Les suites de ma chirurgie de l’endométriose

Ça y est, je me suis réveillée en face d’une horloge qui indiquait 18h 40. Oui je sais, de 15h 30 à 18h 40 ça fait plus de 3h. Ce qu’il s’est passé pendant tout ce temps ? Je n’en ai aucune idée. Je sais juste que je me réveille incroyablement lourde et fatiguée, mais bien. Ensuite, je remonte dans ma chambre où m’attend mon Amour. J’ai du mal à le laisser transparaître mais j’ai rarement été aussi heureuse de le voir. Il me dit que je suis belle. Sur le coup j’ai un peu de mal à le croire mais je souris et je m’endors à nouveau.

Une nuit particulièrement réparatrice et tranquille. Même pas mal. Ou presque. J’ai toujours interdiction de boire et de manger, c’est le plus difficile. Les infirmières viennent surveiller mes branchements toutes les 3 heures.

Des fois que.

Le lendemain, ça commence à se compliquer. On m’explique qu’il faut absolument faire pipi. Sinon c’est la sonde tout droit dans la vessie, et ça fait mal. Sous la menace et non sans mal, je finis par m’éxecuter. Et puis je me fais belle. Robe, maquillage, parfum, la totale ! C’est la première fois en 6 mois que j’exprime avec autant de joie ma féminité. C’est fini. Ou plutôt, c’est le début d’une vie beaucoup plus joyeuse. Je gambade déjà partout, je me sens en forme. Puis je me fais engueuler. Forcément, le lendemain d’une intervention on gambade pas partout. On reste au lit et on se repose. Donc je me repose.

Quand les médecins passent, je découvre enfin ma cicatrice. Ça va être dur. Ils sont contents de l’intervention, tout s’est passé sans complications et sans accrocs. Une chirurgie de l’endométriose réussie, en somme. Merveilleux, je peux enfin rentrer à la maison. En attendant mon superbe chauffeur, je me mets à travailler à la cafétéria de l’hôpital histoire de ne pas perdre de temps. Évidemment, je me fais encore engueuler, on travaille pas le lendemain d’une intervention. Non mais enfin…

 

Le bilan quelques jours après la chirurgie de l’endométriose

La cicatrice tiraille, des douleurs violentes se font parfois sentir. La zone est tuméfiée, les pansements ont du mal à tomber. On craint l’infection de la plaie, c’est une urgence absolue. Finalement, tout va bien. Les cachets me rendent malade comme un chien, je passe trois jours la tête au dessus de la cuvette. Je me couche à 20h30, maximum. Les nuits sont compliquées, je fais lit à part, la douche est devenue une hantise. J’ai peur de l’eau qui coule sur la plaie. Bref, la vie reprend son cours. Et je m’en fous, je sens que c’est bientôt fini. Et puis j’ai du travail, je ne peux pas me permettre de trop y penser, de toute façon.

10 jours plus tard, je suis en pleine forme. Je peux même refaire un peu de sport. Un rêve absolu que je ne m’étais pas permis de faire depuis trop longtemps.  Paraît même que je m’entraîne pour courir un marathon dans 7 mois. Pour tourner la page et puis en l’honneur de toutes celles qui n’auront plus jamais cette chance. Mais ça, je vous le raconterai plus tard !

 

chirurgie de l'endométriose

Pour conclure,

Cette chirurgie de l’endométriose a été, pour moi, salvatrice. Difficile, douloureuse et angoissante. Mais salvatrice avant tout. Et à toutes celles qui en ont peur je dirai simplement que cet instant compliqué n’est rien. Rien en comparaison de tout ce que cette maladie impose d’endurer au quotidien. Les récidives sont une réalité, je le sais. Mais je compte bien chérir chaque instant qui m’en séparent. En attendant, je regarde cette cicatrice avec beaucoup de tendresse. Signe d’un long combat, que j’ai fini par remporter. Non sans lutte, ni sans peine, mais dont je suis sortie vainqueure. Et fière.

endométriose et fertilité

Endométriose et fertilité : Avez-vous tout essayé ?

Endométriose et fertilité sont deux sujets très liés. En tant que femme atteinte d’endométriose c’est évidemment le sujet qui me touche le plus profondément. La fertilité est aussi l’un des points sur lesquels je me suis le plus documentée. Je ne parle pas tellement d’infertilité, je préfère voir le verre à moitié plein en cherchant dans un premier temps à multiplier mes chances de concevoir. Certains diront que je nie l’évidence, je crois pour ma part que ça ne m’aiderait pas de me mettre dans la tête les mots « stérilité » et « infertilité ».

C’est donc naturellement que je partage avec vous 5 conseils pour booster la fertilité ! Attention cependant, je ne suis pas médecin spécialiste de la fertilité, les conseils suivants sont issus de mes recherches personnelles.

 

Endométriose et fertilité : Bien manger, c’est le début du bonheur !

Saviez-vous que ce qui se trouve dans votre assiette a un impact direct sur votre fertilité ? C’est la conclusion de nombreuses études. En effet, un apport en nutriments idéal augmente significativement les chances de conception.

En premier lieu, dés lors que naît votre projet de bébé, n’hésitez pas à soigner plus que jamais votre alimentation. De même, si vous êtes en sous poids ou en surpoids faites vous accompagner par un professionnel pour revenir à un poids de forme. Le surpoids comme la maigreur sont deux situations qui peuvent fortement influencer la fertilité. Dans le mauvais sens…

Ensuite, n’hésitez pas  à demander à votre médecin qu’il vous prescrive les analyses médicales pour s’assurer que vous n’ayez aucune carence. Selon une étude récente, les carences en vitamines et minéraux sont un facteur sous estimé d’infertilité !

Au niveau de l’alimentation il semble indispensable de suivre quelques principes de base :

 

  • Faire 3 repas complets par jour et 1 collation si besoin
  • Consommer des fruits et légumes à chaque repas
  • Favoriser les produits complets et bio
  • Faire le plein d’Oméga 3
  • Ne jamais sauter de repas
  • Bien s’hydrater dans la journée
  • Eviter les produits sucrés et industriels : ennemis numéro 1 de la fertilité
  • Limiter la consommation de viande rouge et de charcuterie

 

endométriose et fertilité

 

Voici une petite liste de 10 aliments qui boostent la fertilité :

 

  • Les poissons gras
  • Le lin
  • L’épinard
  • L’huile de lin
  • Le germe de blé
  • Les légumineuses
  • Le foie
  • Les huîtres
  • Les fruits rouges
  • Les noix

 

Enfin, n’oubliez pas qu’il faudrait idéalement se supplémenter en vitamine B9, 3 mois avant la conception. Faites une cure de vitamine B9, ça ne peut que vous faire du bien !

 

Endométriose et fertilité : Détoxifier l’organisme

 

endométriose et fertilité

 

Idéalement et pour mettre toutes les chances de votre côté, mettez l’organisme en mode détox quelques mois avant les essais de bébé. De nombreuses substances que l’on côtoie au quotidien sont en fait très néfastes pour la fertilité. Pire, l’accumulation de ces substances peut complètement ruiner le bon fonctionnement de l’organisme.

 

Voici quelques bonnes habitudes à prendre pour augmenter la fertilité :

  • Arrêter de fumer totalement
  • Se limiter à 1 verre de vin rouge maximum par jour
  • Ne pas boire plus de 2 cafés par jour
  • Remplacer le thé par des tisanes
  • Utiliser des cosmétiques bio
  • Favoriser les aliments bio pour se tenir éloigné des pesticides
  • Eviter les produits ménagers trop agressifs qui contiennent de nombreux perturbateurs endocriniens et autres produits chimiques
  • Bien aérer son habitation pour ne pas se surexposer à la pollution

 

Endométriose et fertilité : Relaxez-vous !

 

endométriose et fertilité

 

Un contexte de stress important peut sérieusement nuire à votre fertilité, et à celle de votre conjoint. Les spermatozoïdes sont en effet très sensibles à ce genre de perturbations externes. C’est aussi le cas du cycle menstruel chez la femme. Pour tomber enceinte, mieux vaut être zen et épanouie. L’hypothalamus régule à lui tout seul les réponses de l’organisme au stress et la sécrétion des hormones sexuelles. Autant ne pas le surcharger. C’est d’ailleurs bien connu : un stress psychologique important, un traumatisme ou un stress physiologique peuvent complètement bloquer le cycle menstruel.

 

Voici plusieurs pistes pour lutter contre le stress quotidien :

  • Veiller à dormir suffisamment
  • Pratiquer une activité physique modérée
  • Faire du yoga
  • S’initier à la méditation
  • Prendre soin de soi

 

Endométriose et fertilité : l’homéopathie pour tomber enceinte ?

J’ai découvert très récemment que l’homéopathie peut apporter de vraies solutions lorsque l’on parvient à identifier ce qui bloque la fertilité. Par exemple, des traitements homéopathiques permettent de stimuler l’ovulation, d’améliorer la qualité de la glaire cervicale, etc.

Dans tous les cas, étant donné qu’un traitement homéopathique ne peut pas faire de mal, je vous recommande d’essayer ! N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un spécialiste pour que le traitement vous soit vraiment adapté !

Pour celles qui sont intéressées, je mets un lien en bas de page vers un article intéressant à ce sujet !

 

Endométriose et fertilité : PA-TIEN-CE

 

endométriose et fertilité

 

Je discutais de ce point avec mon médecin il y a encore 2 jours. Nous sommes dans une société où nous voulons tout tout de suite. Nous sommes habitués à ne plus attendre pour rien. Alors, l’attente pour avoir un bébé est souvent mal vécue. Entre frustration et impuissance, on en devient vite fataliste. D’autant plus quand il y a une vraie raison de douter comme c’est le cas dans l’endométriose. Pourtant, il est parfois nécessaire de laisser du temps au temps. De ne pas chercher à se comparer à sa voisine pour qui c’est venu du premier coup.

Je suis pour ma part encore sur le chemin de l’acceptation de ce temps d’attente qui m’est imposé. Même si les remarques du type « il faut éviter d’y penser pour que ça vienne tout seul » m’agacent au plus haut point, j’essaye de prendre du recul. C’est insensé de demander à une femme qui fait tout pour devenir maman de ne pas y penser. En tout cas moi je n’ai pas encore trouvé comment me sortir ça de la tête.

Bref, lorsque l’on veut un bébé chaque jour semble être une éternité. Je sais aussi que des cas d’infertilité « psychogènes » existent. Tout autant que les femmes miraculeusement tombées enceintes alors qu’elles ne l’espéraient plus … Alors, patience !

 

Conclusion :

Même si endométriose et fertilité ne vont pas toujours ensemble, il existe des moyens naturels de booster sa fertilité. Enfin, quel que soit votre parcours (endométriose ou pas), il est intéressant de tout essayer avant de perdre espoir. En discutant avec d’autres femmes qui ont des problèmes de fertilité on se rend parfois compte qu’il reste beaucoup de choses à tenter ! Une alimentation saine, une détox bien conduite et d’autres méthodes naturelles suffisent parfois à concrétiser le plus beau des projets !

retrouvez l’article sur l’homéopathie juste ici !

endométriose et alimentation

Endométriose et alimentation anti inflammatoire

En tant que diététicienne, mon premier réflexe à l’annonce de mon endométriose a été de réfléchir au lien entre endométriose et alimentation. Et donc à ma manière de m’alimenter. Et autant dire que ça a été pour moi un véritable électrochoc. Entre prise de conscience et volonté de vraiment prendre soin de moi. De plus en plus d’études mettent en lien alimentation/inflammation et inflammation chronique/endométriose. Il est rapidement devenu impensable pour moi de ne pas modifier mon alimentation pour qu’elle devienne mon plus grand allié pour lutter contre mes douleurs. Je vous dresse aujourd’hui un bilan de ce que ma nouvelle alimentation a changé pour moi.

 

Endométriose et alimentation anti inflammatoire : ce que j’ai supprimé

 

Le lien entre endométriose et inflammation est désormais très clair. Je me suis alors demandé si un changement dans mes habitudes alimentaires pouvait avoir une influence sur les foyers inflammatoires créés par ces lésions d’endométriose. Et si mon alimentation pouvait me soulager ? J’ai fait l’essai pendant quelques mois et voici mes conclusions :

 

Endométriose et alimentation : J’ai dit stop au sucre blanc !

Il est bien connu que le sucre blanc nourrit l’inflammation dans l’organisme. J’ai donc dit adieu aux sodas, sucre blanc d’ajout et aux produits industriels.

Je l’ai remplacé par du miel, du sirop d’érable ou encore du sucre de coco.

 

endométriose et alimentation

 

Endométriose et alimentation : Adieu les graisses saturées et la viande

Elles ont un rôle démontrées dans le maintien de l’inflammation. J’ai réduit considérablement ma consommation de beurre, crème, et fromage. Et je ne consomme plus de viande la semaine. J’ai aussi bien sûr fait très attention à ne plus consommer de plats industriels qui en contiennent.

 

J’ai supprimé le « transformé »

Je n’étais déjà pas fan. Mais forcément, lorsque je me suis penchée un peu plus en détail sur les traitements et transformations des produits raffinés j’ai décidé que c’était terminé. Les produits raffinés ont perdu la majorité de leurs fibres et éléments nutritifs, si bien que les bonnes bactéries coliques ne peuvent plus être nourries correctement. Ce sont alors les mauvaises bactéries qui se développent et induisent une inflammation chronique. De plus, plus le produit est raffiné plus l’index glycémique est élevé ce qui est aussi mis en cause dans le processus inflammatoire. Je ne consomme plus de pain blanc, farines blanches, pâtes blanches et autres produits dérivés non complets.

 

Endométriose et alimentation : Le gluten et le lactose avec modération

Les caséines du lait et le gluten pourraient avoir un rôle pro-inflammatoire. Sans aller à l’extrême j’ai donc fait attention à ma consommation de lait en évitant les yaourts et le fromage (je n’ai jamais aimé le lait en boisson). Pour le gluten, je l’ai très largement réduit aussi. Je n’ai jamais trop acheté de produits substituts mais simplement diversifié mon alimentation (quinoa, millet, patate douce, riz, légumineuses, etc.).

 

Attention à l’alcool et au tabac

De nature fêtarde j’ai immédiatement cherché à éviter le tabagisme même passif, j’ai aussi troqué mes soirées cocktails contre des rituels beaucoup plus tranquilles. L’alcool et le tabac sont extrêmement nocifs et créent une inflammation chronique dans l’organisme. Et s’il m’arrive encore de faire quelques soirées entre amis, c’est avec modération !

 

Endométriose et alimentation anti inflammatoire : mes nouveaux réflexes

Vous l’aurez compris, j’ai fait pas mal de changements dans mon alimentation pour qu’elle devienne un allié. Mais je n’ai pas fait qu’éviter certains aliments, j’ai aussi et surtout beaucoup misé sur d’autres !

 

Endométriose et alimentation : J’ai fais le plein d’Oméga 3 !

Les Oméga 3 protègent l’organisme de l’inflammation. C’est un aspect de mon alimentation auquel j’ai toujours fait attention mais c’est encore plus le cas aujourd’hui. Je prends soin de choisir de bonnes huiles végétales : lin, colza et noix. Je consomme du poisson gras au moins une fois par semaine et j’essaye de choisir des produits issus du label bleu blanc cœur que j’affectionne particulièrement. En plus, j’ai pris l’habitude de saupoudrer mes aliments de graines de lin et de chia.

 

endométriose et alimentation

 

Je mange plus de végétaux

Ils contiennent des polyphénols, puissants protecteurs cellulaires contre l’oxydation et l’inflammation. En plus, leur grande richesse en vitamines et minéraux me permet de rester en pleine forme ! Je ne fais plus un repas sans légumes et fruits. J’essaye un maximum d’alterner les modes de préparations pour bénéficier de tous leurs atouts : soupes, salades, poêlées, etc. Je consomme aussi énormément de fruits rouges bourrés d’anti oxydants ! Une règle prime chez moi : je choisis des fruits et légumes de saison et locaux uniquement !

 

Endométriose et alimentation : Je fais attention aux cuissons

C’est une chose que je ne surveillais pas forcément avant. J’évite de griller et cuire mes aliments à trop forte température, j’ai désormais beaucoup plus le réflexe cuisson vapeur ou à l’étouffé.

 

Je mange beaucoup plus de fibres

Comme je l’ai dit avant, les fibres permettent d’alimenter les bonnes bactéries intestinales. Celles qui jouent un rôle dans l’immunité. Je choisis mes produits complets, mange beaucoup de végétaux et de légumineuses. Et j’ai pris l’habitude de saupoudrer mes aliments de son de blé pour augmenter encore un peu plus mon apport.

 

endométriose et alimentation

 

En bref, je cuisine !

J’ai toujours aimé cuisiner. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours beaucoup cuisiné pour mes proches et mes amis. Mais à l’annonce de mon endométriose, la cuisine a pris pour moi une autre dimension. J’ai pris beaucoup de plaisir à réapprendre quelques bons réflexes et à diversifier mon alimentation. J’ai appris à changer mes habitudes et à y prendre du plaisir. Par exemple, mon alimentation de type végétarienne m’a poussé à m’ouvrir l’esprit à d’autres cuisines du monde. Ma volonté d’intégrer plus de végétaux m’a entraîné à me concocter de délicieux smoothies au petit déjeuner, chose que je ne prenais jamais le temps de faire avant. Et toutes ces nouvelles habitudes m’ont poussé à me reconnecter avec moi même, à écouter mes envies et à me tourner vers une cuisine brute et naturelle.

 

Endométriose et alimentation anti inflammatoire : mon bilan

 

Mon bilan sur ma nouvelle alimentation est plutôt très positif, mes habitudes ont changé en bien ces derniers mois.

En règle général, je sens que mon corps est plus sain. J’ai beaucoup plus d’énergie qu’avant et au quotidien ma maladie me pèse moins. Mes analyses de sang sont rentrées dans l’ordre ce qui est très parlant pour ceux qui ont besoin de preuves terre à terre. Au niveau de la douleur, je sens que j’ai beaucoup plus de vitalité et d’endurance alors que j’étais devenue très fatiguée quotidiennement et que le moindre effort était devenu insurmontable.

En revanche, mes grosses « crises » de douleurs restent tout aussi intenses et insupportables, bien que ponctuelles. Mais pour ça, je pense qu’il n’y a malheureusement pas grand chose à faire.

 

En conclusion, cette alimentation peut paraître un peu extrême mais je n’en fais pas une règle absolue. Je continue à me faire plaisir si j’en ai envie et à faire quelques écarts si j’en ressens le besoin.

Bien sûr, je recommande à toutes celles qui en ressentent le besoin d’essayer cette approche de l’alimentation. Je crois sincèrement que la répercussion sur la qualité de vie est très positive et mérite qu’on s’y intéresse. Il n’y a en tout cas, rien à perdre à modifier son alimentation de manière positive !

Pour en savoir un peu plus sur l’endométriose je vous invite à relire cet article !

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endométriose c'est quoi

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Bienvenue à tous sur mon blog dédié à l’endométriose ! En guise de premier article je ne pouvais pas passer à côté d’une définition de la maladie. Parce que c’est vrai, l’endométriose c’est quoi exactement ? On a bien souvent du mal à définir cette maladie qui touche pourtant plus d’une femme sur dix, soit plus de 3 millions de femmes en France ! L’occasion aussi d’en finir avec les idées reçues, car comme nous allons le voir, l’endométriose ne désigne pas seulement des règles un peu douloureuses. Hélas, loin de là !

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